Publié dans : Sociologie de Comptoir
Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 13:40
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B comme Blog

 

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Les déclinologues moralistes ne comprennent rien à ce chahut numérique. Pourtant, au premier abord on pourrait voir le malin partout, encore persuadé que tout ce qui est écrit est plus vrai que tout. On appuye ses dires de belles vidéos qui viennent pile poil argumentés notre raisonnement. On cherche encore le bien le mal, le beau le laid, l’utile l’inutile et le futile, l’enfer et le paradis : Foutaises.

Comme Jeanne d’arc : j’entends des voix. Mais plus seulement celles d’un dieu unique tout puissant qui me guide, mais maintenant  les voix de toutes les ouailles qui piaillent ensemble, comme si j’étais dieu omniscient et que je voyais le monde de ma fenêtre nonante huit, du bruit numérique en-veux-tu-en-voilà. Un signal parasité qui fait le bonheur des mouches du coche, des aliborons, leur ignorance en panache. Ne dit-on pas « avatar » d’ailleurs pour montrer sa bobine sur son scriptorium Intel dualcore ? Faire son numéro depuis son petit castelet numérique, et finir en guignol.  www.Poujade.fr. comme fournisseur. Je suis un cancre mais je parle de politiques d’enseignement,  je n’ai aucun diplôme mais je suis savant.  Les blogs me font chier, les blogueurs sont des cons.  « MOI » un oubli de la cosmologique… « MOI », est devenu unique et pense dévier les principes même de la loi universelle de la gravitation pour son propre compte utilisateur. « MOI » n’est plus animal, « MOI» est encore moins végétal. Se sentir l’égal et le frère d’un champ de navets est inconcevable pour le blogueur. Ces millions de spermatozoïdes sont devenus des penseurs des êtres responsables ayant une experience, pouvant faire la somme de  leur vie pour la mettre au service de soi, mais qui pensent comme des savates ou des casseroles. Encore pire que le champ de carottes être une vraie cloche, devenir un objet, quelle insulte. Le blogueur est un fasciste. Au dessus de toutes les matières que constituent l’univers, les galaxies et l’infini, le blogueur est un infiniment petit con. Toutes ces éjaculations lexicales ne transmettent pas la vie comme toutes bonnes branlettes qui se respectent. Bukowsky disait qu’en voyant une mère de famille avec son enfant qu’il y voyait un orgasme de 4 ans, les blogs en sont les masturbations adolescentes. Ils ne transmettent rien. Le blogueur est un con, un trou noir du savoir, un branleur.

En somme il y a le bon blogueur et le mauvais blogueur. Le bon blogueur ?  il écrit mais bon c’est le bon blogueur, et le mauvais blogueur, bon bin il écrit, mais c’est le mauvais blogueur…

Regardez moi, au lieu d’aller sur www.gronibard.fr ou www.toutedeschiennes.com, tout en soutenant  la parité homme –femme bien sûr, non là je regarde mes lettrines arrivées de mon pauvre cerveau à la belle luminescence de mon 17 pouces plat qui finira dans une décharge en inde, en savourant déjà  les arrondis des voyelles comme les lignes sulfureuses de mes paragraphes et le corps  couché de mon texte sur cette page blanche qui se déroule comme le poster du magazine « LUI » : hm que c’est bon. Oui que c’est bon ce moment, jusqu’au climax où je pourrais appuyer sur le petit bouton en bas, « publie moiiiiiiii »  haa ouiiiiii c’est bon.  La plateforme oviste de mon fournisseur de minitel 2.0 va en prendre plein son réseau. Les blogueurs sont des spermatistes, les blogueuses itou.

Chez Overblog il y a du Tf1 dedans. Oui moi le coco, moi l’anarchiste, je donne mes ronds chaque année à des inconnus, pourtant on ne doit pas parler aux inconnus, c’est dans notre éducation ça normalement et à la fin de l’année je râle encore après le libéralisme et autres niaiseries que j’alimente en fait.  A vider mon sac, qu’en reste t-il ?  Je suis blogueur auto proclamé. Je pourrais payer mon abonnement et publier des pages vierges, on ne résilierait pas mon contrat pour autant. Par contre je peux le remplir de conneries sur les mousmées fan de Batman,  de recettes de cuisines de photos de l’anniv de la cousine, de vacances au ski et le bourrer de mal pensance de droite comme de gauche

Quand les riches imprimaient, c’étaient des emluminures à chaque page, quand les pauvres d’esprit impriment, ils enluminent leurs pages numériques de réclames pour s’enlever le gras du bide, de financements aux taux d’usure, de jeux de hasard les plus vils. Ha berk !

C’est pourtant dans ce tas que se fait l’histoire. Dans ce foutoir, dans ce chaos. Tout se malaxe.  Et il faut encourager cet exercice, cette préhistoire  de cette conscience que nous sommes redevenues une molécule qui forme une matière à penser. Il faut tout dire tout écrire tout lire tout voir. Les gros cons disparaitront dans la fosse de la pensée commune. Oui si n’importe quel crétin est capable de mettre en ligne ses niaiseries alors le hasard reprendra sa loi et le mérite ne vaudra plus rien.  Oui en écrivant mes conneries je contribue au fait qu’un génie naisse.  Nos branlettes numériques vont peut être donner la vie à un Platon alors ?  Combien de spermatozoïdes morts sur le chemin de la dame pour me voir enfin naitre ? Voilà donc qui est normal de lire les conneries des autres, d’en voir partout, ou de penser qu’internet est une poubelle.

Allez branlons nous sur internet..Tous ensemble, tous ensemble ouiiiiiiiiii

 

Reiser riche

Cliquez sur le beau strip de Reiser

 


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