Publié dans : Puteaux Pour Les Nuls
Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /2008 14:49
- Partager    

 

Marlène découvre un nouveau commentaire de

Melizo sur le blog de Frederic Michel Chevalier

 

 

Il parait, d’après ce qui se dit dans les milieux autorisés, que je n’ai pas de courage. C'est ma punition pour avoir, dans l’article précédent, enchéri et créé une forme de croissance, fait remonter les valeurs de l’injure, en frappant plus fort que tout le monde tout en avançant que Grébert est antisémite, comme ça juste pour spéculer, juste pour faire grimper les enchères de la connerie humaine. On ne sait pas, on ne sait plus trop quoi penser de la bête Melizo. Un coup c’est « touche pas à mon Gégé », un coup ça parle de Soral l’écrivain directeur de campagne de Le Pen, de Dieudo le raciste, puis de Bertand Delanoë le pédé, de mon amour brulant pour Ségolene Royal, et de la tromper aussi sec avec Marie-Georges Buffet. Je défends Siné l’antisémite, et je suis abonné  sur facebook aux supporters de Pierre Mendès France, j’aime la police et le désordre.


Bref, tout le monde s’y perd, tout le monde flippe de me voir rejoindre son appareil politique. D’ici que je leur ramène Marine Le Pen au PS, ils en font dans leur froc. Fréderic-Michel Chevalier voulait aussi que je sois son trublion : bin t’as gagné mon pote, tu ne croyais pas si bien dire. Bref je me suis bien nommé et auto-proclamé « Abdul  le traitre ». Durant la campagne municipale, j’allais serrer la main des communistes, papoter avec le parti des travailleurs, faire la bise à Nadine,  saluer Gilles Couteau. Et plus récemment j'ai proposé d’aider Lambi, pour réparer son ordi. C’est pareil. Du bon, du  beau, du Mélizo.

Si c’est de la camaraderie de tous bords, apparemment, il y a ceux qui me renvoient la pareille, me considèrant comme le dernier « gros con » à la mode. Comme je sais, heureusement, qu’on est toujours le con d’un autre : tout va bien dans le meilleur des mondes. C’est qui me vaut le nouveau sobriquet d’anguille. On n’essaye bien de m’attraper mais c’est visqueux, ça sent le poisson pas frais. J’aurais largement préféré, comme chambrette locale, qu’on me voie comme Salvatore, l’hérétique dolcinien rustre et rusé du Nom de la rose, comme ils disent dans Wikipédia. Mais pour cela, il faut encore avoir un tantinet d’esprit et d’humour, et là aussi, c’est la désolation au même titre que le niveau culturel local, le talent n’étant hélas pas un événement que l’on achète sur catalogue. Rustre et rusé, ça oui, là d’accord… Stupiiiiiidoo.

Rien de mieux que de faire le benêt, de passer pour l’imbécile heureux à qui l’on donne une petite tape dans le dos, en pensant, il n’est pas bien méchant « c’est le bon con ».  Ca c’est ma petite spéciale. Faire l’idiot du village, l’imbécile heureux. Melizo le bienheureux, et au moment « M » et au temps « T » les entarter méthodiquement un par un. Comme dit Dieudonné, il y en a bien un qui va s’apercevoir que je lui glisse une petite quenelle, si la formule est loin d’être élégante, moi elle m’amuse.

Et puis le temps des rires et des chants, ça va cinq minutes. Transformer Puteaux en Yougoslavie pâtissière, ça ne me passionne pas des masses.  Les vierges effarouchées, les indépendants mercenaires, les gauches consensuelles, le politiquement correct, le « qui veut des millions local », bof. Il y longtemps de çà, mon pote Brack m’écrivait dans un commentaire faisant suite à un article hélas disparu « l’électon libre » : « attention tu vas voir ça, va tanguer un peu ! » je lui répondais « moi j’men fous j’écris de ma cabine ». Mais là je sors de ma cabine, et le bateau est devenu une espèce de coquille de noix vide qui bringueballe au gré des vents. Il va être temps de reprendre le cap, de se positionner et rentrer tout seul au port comme un grand.

Et c’est à moi que l’on vient donner des cours de positionnement politique, vaut mieux lire ça que d’être Gilbert Montagné, vous m’direz. Mais le plus drôle de tout, c’est que  dans le paysage politique opposant, qui ne sait faire qu’un seul geste, celui de retourner sa veste toujours du bon coté, ce sont eux les donneurs de leçon de marketing politique. Les jeunes loups dans la bergerie me disent vulgairement « Y a pas de mêêêêêê » Prendez-moi pour des cons aussi pendant que vous y êtes.

Quitte à prendre des cours de positionnements dignes du Kâma-Sûtra politique j’en profite pour sortir un proverbe marocain, que je n’aime pas (le proverbe pas le marocain faut faire gaffe, en ces temps à la con) « Assieds-toi près du fleuve, tu verras passer le corps de ton ennemi ». L’image n’est pas folichonne, mais bon, on peut se dire qu’après tout rien ne sert de courir il faut partir à point, que  patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage, que brouillard en Novembre, c’est Noël en Décembre, qu’il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, ou encore, que celui qui est con comme une baleine vient d’être hameçonné par Marlène.

C’est  comme dans JAWS. Marlène1 est sanglée à l’arrière du chalutier, avec un gros moulinet à la place du cœur, une corde à piano comme fil rss de pêche et elle essaye d’attraper les gros thons rouges qui nagent dans les eaux territoriales virtuelles  du Roy, notre  bon sire. D’où la verdeur vernaculaire et argotique au sens de patois des professions, de ses propos, comme ceux tenus par les revendeurs grossistes en pisciculture de la halle de Rungis. Mais la taille du poisson n’est jamais bien assez grosse ou le poisson se fait assez malin, pour qu’il ne soit congelé sur place, et il se rebarre presto à la flotte. Captain’ idioooo ! Et c’est reparti, on balance les appâts, on attire le thon rouge, et évidemment, le thon rouge, con comme je suis,  par l’odeur alléché lui tint tout un autre langage, et le cirque continue. Ad vitam aeternam ? Non, je ne pense pas.

Mais on chasse aussi le requin orange. Oui. Dans l’eau, il est quasi-transparent, mais quand on le sèche il devient orange vif, ses écailles étant en grandes partie composées de Modémite. Moi, c’est différent, j'ai une filiation toute particulière, une race hybride, mélangeant poisson-clown, requin-marteau, thon rouge et anguille. Bin oui, les poissons, ils ont  les spermatozoïdes qui se baladent dans la flotte, alors on ne sait jamais ce qu’on ramasse. Ça fait des mélanges tout chelou. En tout cas on aimerait nous pêcher, pour décorer le salon, ou nous cuire, nous bouffer, et lendemain matin nous transformer en compost, pour faire fleurir la croissance : Monte là-d’ssus tu verras la Défense.  Compte là-dessus et bois d'l'eau, mon gars. On n’est pas encore dans  Soleil vert, fort  heureusement.  C’est que ça bataille, le thon rouge et le requin orange, ça se laisse pas faire, d’où les jurons, venus de la cabane du pêcheur, voyez ?

Après l’imbécile heureux, me voici heureux comme un poisson dans l’eau, avec une mémoire électorale de 20 secondes. En fait, j’ai aussi l’impression que Puteaux reste coincée au jour de la fête de la marmotte, et chaque jour que Belzebuth fait, on recommence. Sauf qu’au lieu d’améliorer nos compétences en sculptage sur glace, ou de construire le Palais de la marmotte en un jour et l’inaugurer, c’est plutôt le pétage de plomb en bas de ligne que l’on creuse, niveau « pipi-caca » du Houaib deuzero dont les bases sont bien expliquées chez Dolto. Chaque jour, un peu plus d’égo ressassé avec les mêmes sempiternelles histoires. Bref, le ridicule ne tuant pas, nous voici tous aussi décadents que le village gaulois d’Astérix faisant commerce avec les Romains : Obélix et compagnie. Tiens, relisez-le, cuilà, c’est le moment en plus. Cette bonne BD qui nous servait de B.A. BA en cours d’économie, elle nous sert maintenant à voir de quoi sont capables les gentils libéraux.

Cahin-caha, couci-couça, clopin-clopant me voici guidé par la Lumière d’un phare au pied duquel je ne sais pas encore si je pourrai accoster et jeter l’ancre. Je ne distingue pas non plus dans quel pays je me trouve, ce petit port de pêche à l’air bien tranquille au loin. Contre vents et marées, je passe de poisson à pêcheur, de pêcheur à commandant de bord. L’égologie  a cela de merveilleux, qu'on s’accorde toutes les promotions. Et les principes darwyniens de l’évolution.

Playmelizobil ! En avant les histoires.

 

 


Il faut que plus de la moitié des bonhommes votent pour toi pour être maire,

même le gros con de gauchiste là bas au fond.. Tu l'vois mon chéri ?

 

 

 

  1. Marlène est le pseudonyme d’une grande analyste politique locale, ayant siège dans la tribune libérale de l’opposant indépendant : Fréderic Chevalier.


Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés