Vous allez voir sous une forme à la « concordance des temps » historique, comment nos élus répètent et rabâchent les mêmes techniques politiques depuis le 8ème siècle. Nahdine Morano est une boulimique anorexique du poujadisme gaulois, elle en mange jusqu’à en vomir dans nos médias, et même en public. On attendait des vertus féminines qu’elles relèvent le niveau des machos et autres vilains qui occupent les postes à pouvoir. Françoise Giroud avait donc raison : l’égalité Hommes-Femmes sera réalité lorsque l’on aura vu une femme incompétente à un poste à responsabilités. C’est certainement pour cela que qu’on les garde toutes chez UMP, la Rama, la Fadela, la Nahdine et Jowelle à l’EPAD. Par contre la Boutin…
Des femmes autant belles et dociles que vertueuses et sages en tout, mais le diable, la diablesse même, est dans le détail. Elles nous montraient jadis leurs genoux à la télévision, pour mieux nous enchanter, nous séduire et voici maintenant les harpies, les mégères décomplexées. Avant la télévision ou encore avant la radio, une des qualités requises pour un homme politique était l’éloquence. On roulait les « r », on jouait des vibrati ( ?!) et on surjouait comme dans une tragédie grecque à la Comédie française. Les leaders politiques d'aujourd'hui, grâce aux médias qui pénètrent au cœur des foyers, ne requièrent plus cette éloquence des chefs d’opinion, mais de la séduction, de la représentation. Il ne reste donc qu’une version : « je suis vulgaire comme vous » et je représente les vertus du peuple. UMP c’est un FN relooké qui porte un projet gagnant. En effet on retrouve chez UMP ce coté poujadiste qui vante les vertus du peuple, voire des peuples comme s’il y en avait davantage dans la plèbe que dans la classe politique. On reste toujours dans cette inégalité de classes. Nous sommes représentés par une classe bien plus élevée, ce qui ne veut pas dire mieux élevée, et ça fait toujours quelques voix en plus, le Dimanche de scrutin.
Mais bref, il ne s’agit pas de cela. Et surtout pas de débattre sur le sens de la casquette, ni la couleur du froc que toi, jeune musulman islamiste des quartiers, devra porter bientôt. Alors quoi ? J’ai donc écouté, regardé, Nahdine Morano en réunion publique. Et là, festival de belles glissades et d’élisions idéologiques. Trop empressée à nous servir sa soupe, puisée de son samovar léniniste libéral, Nahdine, comme le vertueux représentant du populot qui lui pose une question. Tout ce beau monde, enfin réuni, rabâche ses restants de « par cœur » des cours d’Histoire de la communale et baigne dans le pur jus de la misère intellectuelle, cultivée et entretenue par notre gouvernement. Alors nous y voilà : La vérité sur Charles Martel.
Voilà donc, grosso-modo, les propos qu’un cul-terreux pose à Nahdine.
En 732 Charles Martel affronta les arabes, Aujourd’hui, pour le présent une autre citation d’un méchant premier ministre qui égorgerait volontiers nos fils et nos compagnes : les mosquées sont nos casernes etc… Applaudissements…. Nahdine trépigne, elle est déjà debout, son micro à la main comme Charles en 732 avec son marteau de guerre sur son canasson faisant barrage aux arabes. Et là : c’est parti mon couscous ! MAIS STOOOOOOOOP ! Je fais comme dans Matrix, je passe en « Boulette Time » et je reste au ralenti sur ce détail, je m’attarde mentalement sur Charles Martel.
Charles Martel… Nos vieux livres d’Histoire le prouvent : on le voit, sur son canasson, pourfendant et martelant du bougnoule à tire-larigot. Si c’est pas de l’identité nationale, ça ! Du bon bicot habillé comme un turc avec le croissant aux beurs, se faisant pourfendre par la francisque, c’est pas de la crotte de bique. Pour la Turquie c’est NON, on vous l’a dit depuis le congrès UMP de Poitiers en 732. Mais, mais, mais… C’est pas tout. Charles Martel a un fiston : Pépin le Bref. Il n’y a pas l’Epad au 8ème siècle mais c’est tout comme. En en ces temps reculés, il fallait au lendemain d’un coup d’état faire ce qu’on appellerait du marketing politique. Oublier Eudes, prince d’Aquitaine qui fut le grand guerrier contre les expéditions arabes dans le Sud de la Gaule, les « Ghazwa » et que l’Histoire laissera pour traître et vendu aux arabes. L’historiographie royale et nationale française, par contre, a fait de Charles Martel un héros pour ce seul dessein politique : celui d’assoir le fiston.
Bon en 732 il y était, Charles Martel. Il était alors Maire de Neustrie, et appelé par Eudes qui était en galère, pour lui filer un coup d’paluche. Les arabes voulaient sa peau, au Eudes qui les avait dégagés de Toulouse en 721. Il y va, certes. Il remporte une victoire, certes. Mais la com’ des deux cotés reste floue. Il y a de la mythologie dans l’air. D’ailleurs, ça permettra à Charles de soumettre l’Occitanie à la France du Nord. Perd pas l’nord lui. Ha bin, il fait de la politique avant tout. La victoire sur les arabes ça sert à autre chose, comme d’hab. Pour botter le cul des bicots hors de Gaule, il faudra attendre Charlemagne en 801. Même Pépin en avait chié des ronds de chéchias pour les faire se barrer de Narbonne. Mais bon. Les barbares c’est les arabes : c’est plus simple comme ça. Et puis comme c’est un peu la mouscaille chez les arabes, que des conflits internes éclatent de partout, ils sont affaiblis. Comme l’histoire le montre sans cesse, le ver était dans la pomme. C’est fait, et pour un bon moment, ça va servir à tout, à l’identité royale en plus.
« C’est-y-pas l’moufflet de celui qu’a cassé du bougnoule à Poitiers pour le royaume ?» « Le fils d'Eudes ? » « Mais non de Charles ! » Ha dans ce cas : Touche pas à mon népote ! Et pas de petits blogueurs vicieux pour corriger, réviser l’Histoire ou pire encore : la nier. Cette image, comme bien d’autres que l’on sert dans les livres d’histoires encore sous la Troisième, nous a menés à deux guerres mondiales. La fierté et l’identité nationale, basée sur l’ignorance et l’éducation nationale : c’est deux guerres. Napoléon, Staline, Morano ? Choisis ton camp, camarade !
Bin c’est bien ça : les arabes sont nos faire-valoir depuis toujours. Nooon, c’est pas des racistes les politiques. Les arabes, ça sert juste à vendre de la politique et à devenir sénateur au nez et à la barbe des Français par exemple. Les conséquences citoyennes, ils s’en battent l’oeil. Il y en a plein de genres qui sont sensibles à ces discours politiques, à la misère du monde et à la peur. Il y a les compassionnels, les multiculturels, les pluriels, les identitaires, y a de tout. Les arabes en fait ? C’est pire encore : On s’en fout ! Couscous, burqua, Zidane, Hezbollah, Tariq Ramadan, minarets, Charonne, Coran, banlieue…. Tout ça c’est kifkif monzami. Par contre, en vanité nationale, là on est ‘achement balèze. Merci la droite camembert.
Trou de mémoire, trou de savoir.
On se lache