Extrait du commentaire de l'article : Jowelle montre le
chemin
Gestion de la ville à coup de cadeau...?? Allons, allons... c'est un peu simpliste de résumer l'action de la
municipalité à une distribution de cadeaux. Juste un chiffre si l'on veut bien. Les activité dîtes clientélistes par certains représentent 1% du budjet de la ville. On peut considérer que c'est
trop, ça ne me choque pas. A chacun sa façon de voir les choses mais moi je sais que ce n'est pas au détriment d'autres choses. D'ailleurs j'aurais apprécié que les détracteurs de Joëlle
Ceccaldi-Raynaud mettent autant d'énergie à parler de la banque alimentaire à venir, de la forte augmentation du budget du CCAS et de toutes les actions en cours et à venir en faveur des
plus démuni. Et que l'on ne me dise pas que les élus Cancelloni, Grébert et Lelièvre n'en savaient rien sauf à confirmer qu'ils n'écoutent que d'une oreille
distraite.
***
N'ayez point peur, dès que l'on entend le mot « culture », on se dit : ça y est on ne va rien comprendre à ce
qu'il raconte, il va essayer de nous faire culpabiliser, démontrer inutilement qu'on est tous des gros beaufs alors que moi, on se demande encore qui je suis. Et puis comme la culture c'est
compliqué à définir, c'est du pain béni pour les détraqueurs anti-gauche, la définition devient simple : Ça fait mal à la tête ! Un mélange de mecs et de nanas hirsutes, fumant pétard sur pétard,
jouissant sans entraves et gâchant l'argent des contribuables... Il y en a, on ne peut pas dire. Quant à dépenser l'argent public n'importe comment, pas la peine d'avoir fait Mai 68 ! La droite
qui se veut avoir tous les monopoles, ceux du cœur et de la gestion, malgré un temps de parole du gouvernement multiplié par 250 % en quelques temps, ne réussit pas résister à la gronde...
Le retour de l'O.R.T.F., les descentes dans les rédactions, les muselages de toutes sortes ne serviront à rien, les caches-misères craquent de touts cotés. Tu l'as voulu ? Tu l'as eu
!
Alors si déjà le discours national rassurant ne fonctionne pas sur moi, il en est de même sur celui de ma ville, que
dis-je, ma ville : mon fief. Une couche de fierté municipale par là-dessus, et l'orchestre joue pendant que le bateau coule... Mais bon, là n'est pas encore le propos ! J'aimerais revenir sur
cette notion de cadeau. Par définition, un cadeau est un acte gracieux et gratuit. En politique, c'est l'inverse puisque ce sont les contribuables qui « offrent » ce cadeau à leur maire de
façon mutualisée. Donc effectivement, je n'avale pas cette couleuvre, il ne s'agit pas de cadeau, mais de gestion.
Je reviens za la culture. Enfin la culture c'est un raccourci, je dirais plutôt la création. M. XXXXX, animateur de
l'atelier YYYYY me confiait : Jules Verne c'est la planque ! Tu donnes tes cours, le petit spectacle de fin d'année et c'est plié, » C'était la réponse genre Patrick
Sabatier à la question : Mais qu'est ce que foutez, il ne se passe rien dans cette tôle ? Kees tu n'an a à foute, tu prends
l'pognon.
Lorsque je croise de jeunes musiciens et qu'ils me demandent : Tu ne sais pas où je pourrais prendre des cours de (instrument au choix) ? Bin à Jules Verne ! Le gamin me répond en rigolant :
Non merci, je veux « vraiment » apprendre. Et c'est valable pour toutes les disciplines musicales, puisqu'on me questionne plus sur ce thème, n'étant pas connu ici comme
boucher-charcutier ! Ce n'est pas tant la qualité du service, mais les gamins se rendent bien compte des possibilités réduites et du réseau inexistant, sans parler de l'absence de scènes, sans
compter ceux qui au bout de trois ans on fait le tour de l'initiation... pas de suite ! A Puteaux c'est l'initiation, point barre ! Après une politique de loisirs, sur le culturel c'est
l'initiation ! Le seul avantage de cette politique, c'est qu'à moindre coût (à condition de ne pas avoir une famille nombreuse), c'est le papillonnage. On peut s'essayer à tout : un peu de chant,
un peu de guitare, du piano, de l'hélicon, de la grosse caisse enfin tout ce que vous voulez, et comme dans les parcs d'attractions : faut faire la queue au manège ! Les structures étant bourrées
à craquer sans possibilité d'extensions même associatives ou citoyennes, on nous dit : Ça marche piske c'est plein !
Je vois ça aussi comme un gamin qui a reçu à Noël un tambour, il n'a pas le droit de s'en servir ça saoûle ses parents,
mais les parents ne pourront s'empêcher de dire à leur entourage... Jean-Benoît ? il adore la musique ! Et les amis aussi tartignolles que les parents de dire : Et pourquoi tu l'inscris pas à
un cours de tambour ? Au cas où on serait tombé sur le Mozart de la grosse caisse et qu'on passe à côté ! Imaginez le drame ! On aurait pu passer à coté de Beethoven, si on réfléchit deux
secondes.
Donc voilà ce qu'est un cadeau à Puteaux, on ne dépasse pas la taille de la boite et on ne change pas l'emballage, on
laisse le prix sur le cadeau, pour dire hé c'est pas d'la crotte ce que j'vous paye... J'aimerais bien qu'un ancien élève/adhérent commente ce que je dis, et là c'est un appel puisque je suis
toujours en contact avec certains. Et voilà que la culture ce n'est pas forcément se faire mal à la caboche : c'est une aventure, un projet, une volonté, une motivation, une envie de laisser les
gens s'emparer des structures et des dispositifs pour contribuer au simple plaisir d'habiter et pas simplement en consommateurs.
(C.M. 967 mots)
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